la culture des choux
de Bruxelles

Origine

Le chou de Bruxelles développe une tige d’environ 1 m, surmontée par une rosette de feuilles charnues. Ce sont les petits bourgeons en feuilles que l’on consomme ! Ils se situent à l’aisselle de chaque feuille, formant des petites pommes tout le long de la tige. Chaque pied renferme entre 20 et 80 petits choux, selon la variété. Comme son nom l’indique, le chou de Bruxelles a une histoire en lien avec la capitale belge. Il a été hybridé par les maraîchers en périphérie de la ville, lorsqu’il fallut trouver un moyen de rentabiliser les terres, parallèlement à une augmentation considérable de la population urbaine au XVIIe siècle. Très rentable grâce à sa croissance érigée, ce chou avait l’avantage de ne prendre que peu de place au sol.

Plantation

Où, quand et comment ?

Comme la plupart des choux, le chou pommé aime un substrat riche et frais, voire compact. Il apprécie un pH légèrement calcaire. Au nord de la Loire, on le place au soleil, au sud, plutôt à la mi-ombre. En effet, ce légume rustique supporte mal les fortes chaleurs.

Association de culture ?

Les choux ne s’entendent pas entre eux, il est important de ne pas semer différentes espèces de choux côte à côte. Évitez la proximité des chicorées frisées et du radis noir. En revanche, l’ail, la ciboulette, l’échalote et l’oignon sont de bons compagnons pour le chou puisqu’ils le protègent de la teigne des crucifères. Toutefois, ces associations favorisent parfois la piéride. Il convient de faire des tests afin d’évaluer la meilleure option en fonction des ravageurs qui sévissent dans votre environnement. La plupart des choux épuisent les sols, il ne faut pas les replanter au même endroit durant quatre ans.

Entretien et soins 

Arrosage et soins

Le chou de Bruxelles appréciant un sol frais, n’hésitez pas à installer un paillage épais dès la fin du printemps. On évite de planter ce chou à des emplacement ventés. Si toutefois quelques bourrasques menacent la survie de vos plants, il convient de tuteurer. Pensez à arroser régulièrement afin que le sol reste frais.

Taille et pinçage

Il y a deux écoles : ceux qui pincent la tête et les autres ! En effet, les dernières variétés obtenues ne nécessitent plus le pinçage de la tête, composé de feuilles, pour un bon développement des pommes. Toutefois, c’est une pratique encore répandue qui selon certains, boosterait le développement des pommes ; elle permet surtout d’avoir une récolte groupée, si on le souhaite. Le pinçage s’effectue alors entre 6 semaines et 8 semaines avant la récolte.

Maladies et nuisibles

Les choux ne sont pas épargnés par les ravageurs et les maladies ! Si le chou de Bruxelles est une variété robuste, il peut toutefois être touché par le puceron cendré, les altises, la mouche du chou, la piéride, les limaces, la hernie ou encore le mildiou. La liste est longue mais vous pouvez déjà limiter l’apparition des parasites avec la mise en place d’un filet à insectes au moment du repiquage. Si le sol doit rester frais, pensez à ne pas mouiller le feuillage lors de l’arrosage. Respectez bien les distances entre les plants afin d’éviter de créer des zones humides propices au développement des maladies cryptogamiques.

Récolte et conservation 

La récolte a lieu environ six mois après le semis ; les pommes mesurent alors environ 3 cm de diamètre. On cueille d’abord les pommes en bas de la tige, puis on remonte progressivement. Le mieux est de les consommer juste après la récolte, mais vous pouvez les conserver une bonne semaine au réfrigérateur. N’hésitez pas à les congeler une fois blanchies. Étalez-les d’abord sur une plaque puis mettez-les dans un sachet ; cela évitera qu’elles s’agglomèrent toutes entre elles.

Vertus et bienfaits

Très léger, le chou de Bruxelles favorise le transit intestinal en raison de sa cellulose. Les nutriments qu’il contient préservent contre les cancers, du poumon, du sein ou des ovaires et réduisent les risques de contracter une cataracte.